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Kit IA

Playbook P9 sur 10 · gratuit, sans email

Playbook gratuit : le mémo de décision

Chaque dirigeant a une décision qu'il rumine depuis des semaines. Voici le playbook exact du kit qui la transforme en mémo d'une page : le prompt complet et un exemple réel, sans rien retenir.

Lancez-le quand…

Vous tournez autour de la même décision depuis plus de trois jours. Un changement de tarifs, un client à lâcher, un recrutement incertain, une migration d’outil — tout ce qui vous fait rouvrir le même onglet mental à 23 h.

Temps : trois semaines de rumination → environ 45 minutes pour un mémo prêt à décider.

Le prompt (G1 · Mémo de décision)

Copiez ceci dans ChatGPT, Claude ou Gemini et remplissez les parties {entre accolades} :

Aide-moi à décider : {décision}. Contexte : {collez}. Les options que je
vois : {liste}. Produis un mémo d'une page : reformulation de ce qui est
réellement en jeu, options avec leurs avantages/inconvénients honnêtes et
ce que chacune optimise, quelles informations changeraient la réponse,
puis défends l'option la plus solide — et, séparément, présente le
meilleur argumentaire contre elle.

Deux choses font fonctionner ce prompt là où « aide-moi à décider X » échoue : il force une reformulation de ce qui est réellement décidé (rarement la question posée), et il exige un contre-argumentaire — le meilleur dossier honnête contre sa propre recommandation, pour ne pas simplement entendre votre biais vous être resservi.

Une exécution réelle, du début à la fin

Maya dirige le Studio Clairval, une agence de marque de 8 personnes à Lyon. Depuis trois semaines, elle hésitait à se séparer d’un client historique mais à faible marge. Son entrée — tapée dans le chat exactement comme ça, brouillon compris :

bon le truc sur lequel je fais des allers-retours. Atlas Avocats paie 9 k€/mois, site + contenu au forfait. mais la marge est mauvaise — cycles de relecture des associés sans fin, Sam estime qu’on y met 70 h+ par mois, donc on est à genre… 128 €/h effectifs, sans doute moins. Loopwise paie 14 k€/mois, très bonne marge, et ils ont demandé le mois dernier à étendre le demand gen — ça pourrait faire 20 k€/mois. mais on n’a pas la capacité pour cette extension tant qu’Atlas dévore le studio. les options j’imagine : lâcher Atlas (flippant, 3 ans d’ancienneté, des recommandations, et 108 k€/an c’est 108 k€/an). ou garder les deux et recruter. ou… renégocier Atlas ? les relectures des associés sont le vrai problème honnêtement. je ne veux pas trancher en évitant encore le sujet

Ce qui est revenu

Ce qui est réellement décidé. Pas « garder ou lâcher Atlas ». La vraie décision : quel est le taux effectif minimal acceptable du Studio Clairval, et Atlas a-t-il droit à une chance de s’y conformer ? L’extension Loopwise est le déclencheur, pas la question.

Option 1 — Lâcher Atlas. Optimise : le moral de l’équipe et la capacité immédiate. Pour : libère ~70 h/mois d’un coup. Contre : renonce à 108 k€/an et à 3 ans de recommandations avant d’avoir testé si c’est réparable ; l’extension est un intérêt exprimé, pas un contrat signé.

Option 2 — Garder les deux, recruter. Optimise : la maximisation du chiffre. Contre : on embauche quelqu’un pour subventionner une mission déséquilibrée ; le problème (relectures illimitées des associés) persiste et coûte désormais un salaire en plus.

Option 3 — Renégocier : retarifer et plafonner. Optimise : la résolution du vrai problème. La douleur est un processus (70 h+ tirées par les cycles de relecture), donc une affaire de contrat, pas de personnes ; un client de 3 ans acceptera plus volontiers qu’un nouveau « deux tours de relecture inclus, les suivants facturés ».

Ce qui changerait la réponse. (1) Les heures réellement suivies, pas une estimation. (2) L’extension par écrit, avec un chiffre. (3) Savoir si le problème de relecture vient d’un associé ou de la culture du cabinet.

Recommandation : option 3 — retarifer avec un plafond de deux tours de relecture au renouvellement. S’ils refusent, vous aurez choisi l’option 1 la conscience tranquille, avec un préavis.

Contre-argumentaire. Renégocier risque d’abîmer la relation de recommandation lentement au lieu de la préserver — un client à contrecœur ne recommande personne. Si la lecture honnête est « ils ne respecteront jamais le périmètre », une séparation nette avec une passation soignée protège mieux le capital de recommandations qu’une bataille sur les tours de relecture. Décidez sur la relation, pas sur le tableur.

Le point de contrôle humain

Le mémo n’a pas pris la décision — il l’a rendue prenable. Maya a d’abord traité la liste « ce qui changerait la réponse » (les heures réellement suivies se sont révélées pires que l’estimation), puis a présenté l’option 3 au renouvellement avec un ajustement humain qu’aucune IA n’aurait fait : une hausse de prix plus modérée, parce qu’elle voulait que le plafond de relectures — pas l’argent — soit le message.

C’est le principe sur lequel tout le kit est construit : l’IA rédige, les humains décident.